Chapitre 8 – Le contrôle du chien

Le chien fonctionne sur deux modes de renforcement :

  • le renforcement positif (les récompenses et punitions)
  • le renforcement négatif (la fuite, par exemple devant le feu)

Le bon maître limite au maximum le recours à la punition et au renforcement négatif.

Il ne faut pas hésiter à progresser aussi vite que le chien le supporte.

Rien n’est pire que de lasser un chien en l’obligeant à répéter fastidieusement des exercices trop faciles pour lui.

Avant toute chose, il faut rappeler un certain nombre de principes de base qui concernent la psychologie du chien appliquée au dressage. Ces préceptes peuvent sembler trop doux à certains, mais que le lecteur se rassure, ils sont tous parfaitement mis au point et efficaces:

– le chien aime avant tout la récompense. Il aime jouer, il aime les gâteries; une petite période de détente avant l’exercice facilite la tâche du maître. Cette détente doit être renouvelée pendant la séance dès que le chien paraît se lasser;

– la punition, c’est comme la récompense : il est important de l’appliquer à l’instant même de la faute. Le chien vit dans l’instant, pas dans le futur ni dans le passé. Il fait preuve d’intelligence, pas de raison. Ne négociez pas avec lui. S’il fait mal, punissez-le;

– un chien incassable, cela n’existe pas. Le vrai maître ne frappe pas son chien, cela risque de rendre l’animal peureux face aux menaces d’un malfaiteur;

– la progression doit être lente et régulière. Il faut rester vigilant à chaque instant de l’entraînement et ne pas hésiter à revenir en arrière lorsque le chien piétine ou se trouve devant une difficulté trop lourde pour lui;

– il faut savoir placer sa voix (douce en pistage, sèche pour les ordres de cessation, chaleureuse pour les félicitations);

– il faut s’appuyer sur les exercices favoris du chien pour lui redonner confiance lorsqu’il se trouve en difficulté sur un autre exercice; si votre chien ne vous comprend pas, dites-vous qu’à coup sûr vous vous êtes mal expliqué;

– un entraînement toutes les semaines constitue un bon rythme de travail. C’est en forgeant qu’on devient forgeron;

– ne dépassez jamais le seuil de la fatigue. Il vaut mieux dix entraînements de cinq minutes qu’un entraînement d’une heure; dès que le seuil de saturation est franchi, le chien régresse;

– n’hésitez pas à punir quand il le faut. Si l’excès risque de détruire définitivement le chien, l’insuffisance de punition peut l’amener à vous déborder durablement. Le chien a besoin de devoir vraiment obéir à un maître;

– récompense ou punition, n’en faites ni trop ni trop peu. La justesse s’apprend. Peu à peu, vous trouverez le juste dosage;

– et rappelez-vous enfin la formule qui court chez les champions du chien d’utilité :

Le bon chien n’a peur de rien, ni de personne. Sauf 

La suite sur www.AudioTexteVideo.com