Chapitre 2 – La formation: comment devient-on maître-chien?

Tout d’abord, il faut être volontaire. En effet, il est difficile d’imaginer que l’on puisse imposer à quelqu’un contre son gré la présence permanente d’un chien.

Le maître doit porter un intérêt actif à son chien, et chercher à acquérir toujours plus de connaissances sur son animal.

Il va sans dire qu’une bonne condition physique est indispensable, car le maître-chien marche souvent beaucoup.

Il doit rester opérationnel, même pendant une mission de surveillance statique.

L’idéal, eu égard au genre particulier de ce métier, est de s’adonner avec modération aux arts martiaux, lesquels apportent en outre maîtrise et confiance en soi.

Par ailleurs, il faut apprendre au départ les éléments essentiels de la théorie du chien de sécurité et les bases du contrôle d’un chien dressé.

Divers centres et organismes apportent les connaissances de base. Par la suite, vous devrez avoir le souci de vous entraîner régulièrement auprès de bons professionnels réputés.

A – Le bon maître

Avant tout, le bon maître aime son chien. Il s’interdit notamment de le faire travailler durant des périodes trop longues, en le prêtant par exemple, ou, pire, en le louant, en heures supplémentaires, à des collègues en manque de chien… Il lui procure également une nourriture adaptée, contenant les éléments indispensables à un chien de travail, et le soigne, le nettoie, bref, s’en occupe bien.

Votre chien est votre outil de travail, mettez-le en valeur !

Un bon maître, c’est aussi une personne à caractère égal, calme, juste, patient, qui sait imposer sans brutalité sa volonté à son chien. Il possède le sens de la logique,ce qu’il interdit le lundi, il ne l’autorise pas le mardi ! Ou alors, il change le code auparavant…

L’animal doit pouvoir faire confiance à son maître. Rien de ce qui provient de son maître ne doit l’effrayer, ni le mettre en danger au-delà de ce qu’il est en mesure de supporter.

le beauceron

B – Le chien de berger

Chien choisi le plus fréquemment par les agents cynophiles de sécurité, c’est un animal à l’instinct grégaire (grégaire se dit des animaux qui vivent en meute). A l’origine, à l’état sauvage, le chien vivait en bande formant un groupe familial très hiérarchisé, obéissant à un chef et lui faisant confiance dans toutes les circonstances, chasse, repas, alertes, etc.

A l’état domestique, le chien ne vit plus dans cette communauté très structurée. Cela n’a pas supprimé pour autant chez lui les mécanismes mentaux de la meute, et notamment le besoin d’être dominé et d’avoir un chef.

Le cadre hiérarchique constitue un facteur nécessaire à son équilibre, à son bien-être. Si le maître manque d’autorité, le chien cherche à le dominer ; si le maître est trop dur, le chien se soumet misérablement.

Dans les deux cas, le chien n’a pas l’équilibre nécessaire pour former avec son maître un couple suffisamment sûr dans les situations difficiles.

Cela signifie qu’un bon maître représente avant tout « le chef de meute », qui sait ce qui est juste, qui récompense, réprimande, félicite ou gronde quand il le faut et pas à contretemps.

Il faut aussi savoir que le chien tend à aligner son comportement sur celui de son maître. Un chien maltraité peut, par compensation, se transformer en animal méchant, inapte au travail.

Un chien dont le maître est faible ne se sent pas sécurisé et risque de devenir instable, voire dangereux. Il peut également chercher à s’imposer, à désobéir, à devenir le chef de meute. Mais si le maître dispose d’un bon chien normal, il peut profiter d’un grand nombre de qualités fort

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