Chapitre 12 – La légitime défense

Nous vivons actuellement dans une insécurité certaine. Mais la loi, dans un pays libre, permet une protection préventive.

Certains moyens (blindage, raccordement à un commissariat de police, recours à une société de gardiennage, œil de bœuf, système de caméra, etc.) sont autorisés.

D’autres moyens, que nous appellerons « sauvages », doivent être bannis : les pièges à feu, tessons de bouteilles, transistors piégés, etc.

Aucun texte ne légitime ces installations, le plus souvent bricolées aux risques et périls de l’inventeur.

Sans compter que souvent l’inventeur du piège se fait sauter lui-même!

Celui-ci encourt de graves poursuites pénales si l’engin blesse, rend infirme à vie ou, pire, tue.

La raison de ce principe est de pur bon sens. Comme l’appareil installé se déclenche automatiquement, à l’ouverture d’une porte par exemple, il y a des risques considérables d’erreur sur la personne

D’autres moyens sauvages sont tout aussi formellement interdits : parfois, confortés par une certaine conviction que les pouvoirs publics ne remplissent pas leur tâche, qu’ils sont impuissants à défendre les citoyens, certains créent parfois des milices d’autodéfense.

De telles polices parallèles visent à se substituer à l’État; à juste titre, celui-ci ne peut pas l’admettre.

Par contre, il accepte les sociétés de gardiennage, primo parce qu’elles agissent en accord avec les lois, et secundo parce qu’elles permettent aux finances publiques de faire des économies!

Tous les moyens sauvages ne sont pas aussi dangereux. Les tribunaux apprécient les faits en fonction du danger présenté par le moyen de défense.

Le chien de défense reste une des meilleures sécurités légales.

En outre, dans notre pays, nous bénéficions d’une excellente intégration du chien dans notre culture nationale. Pourvu que cela dure…

Allez aux États-Unis: vous ne verrez jamais un chien dans un restaurant !

En France, le chien de défense LOF reste la seule arme en port libre!

Faits et chiffres montrent d’ailleurs que les propriétaires de chiens sont autrement plus raisonnables que les possesseurs d’armes à feu. Le nombre d’accidents dûs aux chiens dressés, dans un pays comme le nôtre qui compte 7,8 millions de chiens dont 2 millions de chiens de défense, s’évalue chaque année sur les doigts d’une main.

Et encore…

Les amateurs de chien n’ont rien de commun avec les maniaques de l’autodéfense.

Mais ils doivent se trouver en état de légitime défense bien sûr pour pouvoir faire usage des capacités de leurs chiens.

Attention aux règles de la légitime défense, le Nouveau Code Pénal et la jurisprudence sont précis sur le sujet.

Réfléchissez bien avant d’intervenir ! Ne vous exposez pas aux foudres de la loi.

Une réaction irréfléchie peut vous procurer des années d’ennuis graves!

Au terme de l’article 122 du nouveau code pénal, il n’y a ni crime ni délit lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité de la légitime défense.

La légitime défense s’étend à toute agression, qu’elle soit le fait d’un homme normal, d’un fou, d’un enfant, ou d’un animal.

La loi et la jurisprudence ont posé quatre

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